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8 ème ART: LIBRAIRIE/GALERIE

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"ETHIOPIA" de Jean Pierre Duvergé/ sort DEBUT MAI

Image of "ETHIOPIA" de Jean Pierre Duvergé/ sort DEBUT MAI

« ETHIOPIA est une invitation à la découverte d'un pays et de ses peuples. J’ai fait moi-même ce chemin vers eux, porté par la volonté de les connaître, de les comprendre.
Voici l’histoire du périple chronologique tel que je l'ai vécu, tel que vous pouvez le vivre vous-même, avec ses temps forts :
• Au nord du pays, la ferveur orthodoxe à laquelle on ne peut rester insensible dans les paysages grandioses des hauts plateaux culminant à plus de 2500 m. À Bahar Dar pour l'office du dimanche à la rencontre de ses fidèles massés devant la petite église. Puis la fête de Sainte Marie de Sion à Axsoum et sa marée humaine.
• À Addis-Abeba, le grouillement des porteurs du mercato, le marché traditionnel, où l'appareil photo n'était pas toujours le bienvenu.
• Enfin au sud, la rencontre avec les tribus et la chance d'assister à la cérémonie de passage à l'âge adulte chez les Hamers, le bull jumping ou oukouli.
Des souvenirs inoubliables que m’a offerts ce pays et que je partage avec vous. »
Jean-Pierre Duvergé

Description

Bahar Dar, ville source du Nil Bleu au bord du lac Tana, puis Gondar, Axsoum et Lalibela, sur la route historique à travers le Tigré, Addis-Abeba et son mercato, puis les tribus Hamers : autant de portes d’entrée pour un voyage photographique du Nord au Sud de l’Éthiopie, au cœur de ce pays d’Afrique de l’Est fascinant et pourtant encore trop méconnu.
Un regard singulier, en noir & blanc, sur les Éthiopiens d’aujourd’hui, dans toute leur diversité. Une traversée tout près de l’intimité de ses peuples, à la recherche de leur vérité, loin des clichés, de tout exotisme ou de toute nostalgie.
Des images frontales, sans échappatoire, pour découvrir la réalité sociale brute d’un royaume mythique, traversé par une histoire millénaire, jamais colonisé, où l’histoire a dessiné des frontières et décidé de l’existence des hommes.

Jean-Pierre Duvergé a parcouru le pays tel un pèlerin éthiopien qui se serait déplacé de lieu saint en lieu saint. Son aventure l’a entraîné aux confins de ce territoire qui ne cesse de fasciner les voyageurs épris de mystère et d’altérité, comme avant lui Arthur Rimbaud ou Henri de Monfreid.

Au sein du continent africain, l’Éthiopie cultive sa singularité. Royaume pratiquement indépendant depuis 3000 ans, il est le seul pays où le christianisme domine. Enraciné dans cette spiritualité depuis le Moyen Âge, il s’est lancé vers la modernité sans oublier son patrimoine exceptionnel et souvent secret : si l’on connaît Lalibela, cité monastique de légende et lieu sacré par excellence, qui sait que les montagnes des hauts plateaux recèlent d’églises troglodytes aux murs enluminés, où l’on n’accède seulement si l’on a pas peur de laisser sous ses pieds des centaines de mètres de vide ?

Mais, si le photographe a su immortaliser en noir et blanc ces merveilles héritées du christianisme, c’est surtout le visage de l’Éthiopie d’aujourd’hui qu’il a cherché à décrypter et qu’il a su dévoiler.

On retrouve dans ses images brutes l’essence de tout un peuple, sa jeunesse, son effervescence, ses us et coutumes ancestrales, son quotidien bigarré, et la manière dont la géographie et l’histoire ont forgé le tempérament. Ses images montrent la vérité d’une société en pleine mutation, oscillant entre passé et futur, entre traditions et modernité. La vérité des visages et des corps répond au désir du photographe d’interroger l’Autre avec le plus de justesse possible pour mieux le comprendre.

Pour Jean-Pierre Duvergé, « l’esthétique conduit à l’éthique ». Le photographe s’inscrit là dans la grande tradition des photographes humanistes dont il se réclame, en quête de comprendre la « grande famille des hommes ». On retrouve dans ses noirs et blancs très contrastés la force de ceux d’un Raymond Depardon et de ses Afrique(s). Revendiquant la modestie de son parcours, ce dernier évoquait alors son travail comme de « petites touches impressionnistes arrêtées par l’instantané de l’appareil photographique ». C’est cette même démarche, sans jugement, qui anime Jean-Pierre Duvergé, complice respectueux et curieux plus que témoin, porté par la volonté de rendre compte et de sublimer le banal et le simple.

Biographie
Jean-Pierre Duvergé a travaillé 10 ans en agence de publicité avant de se lancer dans une longue carrière dans les RH en tant que chasseur de têtes. Photographe autodidacte, il a laissé de côté l’appareil argentique pendant de longues décennies avant d’y revenir lors d’un voyage au Pérou en 2014. Bordelais d’origine, c’est à Cergy, où il réside depuis 1981, qu’il est ensuite entré véritablement en photographie et a trouvé son langage : celui des visages. Sa série « Cergy’s Faces : une banlieue française » compte à ce jour 1300 portraits destinés un jour à être exposés dans la ville.
Sa photographie est instinctive, au plus près de l’humain, enserrée dans l’instantanéité et la simplicité d’une rencontre. Dans ses visages, c’est d’abord le regard qui attire : porte d’entrée vers l’âme, il hypnotise. Tous ces visages nous ramènent à l’universalité de l’humanité.
Jean-Pierre Duvergé est donc un photographe en marche, qui se déplace vers l’autre, sans faire un pas de côté mais au contraire qui se confronte à l’altérité et cherche à montrer ce qui rassemble les êtres.
S’il déplore le manque d’attractivité de la photographie humaniste à l’heure de la photographie décorative au firmament des réseaux sociaux, il résiste à la normalisation visuelle à l’œuvre dans un contexte de profusion d’images en continuant sans faillir à rendre compte de la diversité humaine, sociale, pour décloisonner et faire table rase des stéréotypes.
Conscient que l’homme reste un loup pour l’homme, il n’en reste pas moins convaincu que la photographie documentaire reste une arme pour célébrer les différences et que, oui, toute image est politique.
Il sait aussi que nul besoin d’aller loin pour voyager, même si, pour cet ouvrage, il a arpenté les terres arides d’Éthiopie.
Depuis 2016, son travail est exposé régulièrement, principalement lors de festivals ou de Rencontres photographiques, et souvent présenté en grand format et en plein air.
En 2021, il sera l’invité d’honneur du Salon Photographique International de Vernon (octobre) et exposera son travail à ciel ouvert lors du Festival photographique « Les Focales du Pays d’Auge » à Honfleur tout l’été.
En 2022, il sera accueilli en résidence au festival « Eyes on Main street » à Wilson, en Caroline du Nord.

ETHIOPIA est son premier livre.